Entre 1956 et 1959, Yehuda Neiman peint dans la veine du nuagisme et de la peinture informelle.

Ses huiles sont à dominante noirs, gris, blanc et ocre.

Plusieurs expositions des toiles de cette période:
Pierre Restany écrit, en 1957, à propos de la peinture de Neiman qu’il se rapproche de l’école anglaise en recherchant une « définition de l’espace basée sur une distribution originale et subtile de la lumière ambiante ». Il souligne dans la peinture de Neiman « une volonté constante d’équilibre harmonique des tons et des valeurs, une élégance tempérée de sobriété […] » (« Lea Nikel, David Lan-Bar, Yehuda Neiman de la Jeune École de Paris », Galerie Blu, Cremona Nuova, Milan, 1958).

Georges Boudaille décrit la peinture du Neiman de cette période, comme « des huiles quasi monochromes » montrant  « la naissance et le cheminement secret d’une émotion »: « un frémissement qui échappe à la majorité d’entre nous « , mais que Neiman « capte, […] dompte […] » et « dont le pinceau en trace les modulations avec la précision et la délicatesse et parfois les sursauts d’un sismographe » (catalogue de l’exposition, Galerie Hadassa, Tel-Aviv en 1964).

Neiman photo g véron 1959 pf