Neiman recourt a ce procédé, qu »il appelle « tramer » pour traduire une ambiance ou un positionnement lié à l’imaginaire (Venise, Jérusalem), pour certains portraits (Robert Rauschenberg, Allan Johns, Jean Tinguely, Claude Gilli, un autoportrait), pour des nues et des travaux érotiques à caractère sexuel.

Il joue sur différentes densifications de ce pointillisme, parfois il combine ce rendu -façon d’embrumer ou d’atténuer le trait, les contours, le propos- à l’usage d’un prisme multifacette qui donne une impression de mouvement et combiné à la pixellisation la sensation de vitesse.
Sans doute, ce double effet est a son apogée dans la série érotique intitulée « 6 mains » – série de projections (différentes prises, et angles de vue) sur métal (en Noir et Blanc) et de sérigraphies.